DEFI  MICHEE

 

 

 

Nous aimer les uns les autres, c’est constater cette malheureuse évidence que la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jours, que 15 pays dont 14 en Afrique subsaharienne ont un taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans de 20%. Si les richesses étaient plus justement réparties, l’agriculture mondiale pourrait nourrir aisément 12 milliards de personnes alors que la Terre n’en comprend que 5 dont la moitié vit très pauvrement.

 

Nous aimer les uns les autres, ce n’est pas seulement établir ce constat, c’est aussi répondre à l’appel du prophète Michée que relance aujourd’hui l’Alliance Evangélique Mondiale (AEM).

 

Les Etats qui ont souscrit en 2000 au sommet du Millénaire pour le développement se sont engagés à réduire la pauvreté de moitié d’ici à 2015. Constatant que malgré l’importance des richesses disponibles dans le monde, l’atteinte de cette cible reste très improbable, l’AEM invite chaque église et chaque chrétien à interpeller les pouvoirs politiques et les instances de décisions internationales pour que la misère diminue réellement Elle appelle aussi à la mise en place de campagnes nationales contre la pauvreté, comme ce sera le cas en France en avril 2005. De façon plus personnelle, elle interpelle chaque chrétien à faire attention à son frère d’église et à son frère de la rue afin que se développe une attitude qui prenne en compte les besoins spirituels, matériels et sociaux du prochain

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L’Union des Eglises Evangéliques Méthodistes est engagée avec d’autres dans le lancement de cette campagne, aux côtés du Service d’Entraide et de Liaison (SEL) et de l’Alliance Evangélique Française (AEF). Elle se donne le but de « travailler en vue d’un changement total dans nos villes, nos villages et nos églises, en recherchant le bien-être spirituel, physique, mental, social, économique et émotionnel des personnes » (Valeurs et principes d’action du Défi Michée ; cf aussi

§                                    www.defimichee.org

§                                    et la pétition à signer sur internet).

 

Jean Alvarez