« Voyages, rencontres, repos »

 

 

 

Texte biblique :

Romains 15 v 23 à 16 v 2 (voir tout le chapitre 16)

 

Lorsque Paul écrit cette lettre aux chrétiens qui sont à Rome, il achève sont troisième voyage missionnaire. Il est porteur d’une somme d’argent, résultat de la collecte organisée par les Eglises de la Macédoine et de l’Achaïe, en faveur de l’Eglise de Jérusalem. Les dernières lignes de son message nous donnent d’importants renseignements sur le fonctionnement des Eglises à cette époque. Ces informations restent très pertinentes pour l’Eglise actuelle.

Il est question, entre autres, de tâche accomplie, de projets nouveaux, de voyages, de ministères divers, de recommandations, de solidarité entre Eglises.

Pour l’apôtre, une page importante se termine : « je n’ai plus de champs d’action dans ces contrées ». Il avait une mission, reçue par le Seigneur, et confirmée par l’Eglise d’Antioche (Actes 13 v 1ss.). Au cours de trois voyages, lui et ses compagnons ont sillonné toute cette région qui s’étend entre la méditerranée et la mer noire, depuis la Syrie jusqu’à la mer adriatique. Des Eglises sont nées de ce travail essentiellement itinérant, dans la plupart des villes importantes. Le témoignage est solidement implanté et il appartient maintenant aux chrétiens de cette région de poursuivre et d’intensifier la proclamation de l’Evangile. L’œuvre commencée selon l’ordre de mission qu’il a reçu ne lui appartient pas. Il est un ouvrier, et il arrive à ce moment important où il a accompli sa mission. D’autres vont la poursuivre ! Qu’en est-il des missions qui nous sont confiées ?

C’est l’occasion, pour lui de souligner la légitimité de l’interdépendance des Eglises locales. Il souligne que l’initiative revient aux Eglises qui ont voulu cette collecte. Il précise : « Elles l’ont bien voulu, et elles le leur doivent ! ». En quelque sorte, la boucle est bouclée ; les Eglises nées de l’action missionnaire résultent du fait que les premiers chrétiens à Jérusalem n’ont pas gardé ce trésor pour eux-mêmes. Maintenant, elles leur rendent le bienfait reçu sous la forme d’une offrande constituée de biens matériels. De diverses manières, nous aussi sommes interpellés par les besoins d’autres Eglises, et nous y prenons part avec joie et reconnaissance. C’est le cas pour les nouvelles Eglises de Saint Jean de Valériscle et de Narbonne. De la même manière, nous participons aussi à la vie de notre Union d’Eglises ainsi qu’à divers projets. L’un d’entre eux concerne la préparation d’un matériel d’enseignement pour les préadolescents auquel nos Eglises s’associent dans le cadre de l’AEPF (Association d’Eglises de Professants des Pays Francophones). Puis le dimanche 6 juillet, notre offrande aura pour but d’aider l’Eglise de Haïti, d’où viennent la plupart de nos familles originaires de cette île. Cette Eglise doit construire un nouvel escalier pour accéder plus facilement à la salle de culte située au 1er étage.

Paul évoque ses voyages ! Il annonce son espoir d’arriver bientôt chez les destinataires de sa lettre, à Rome ! Imagine-t-il qu’il fera ce voyage en prisonnier ? Il a fait de ce projet un sujet de prière qu’il partage avec ses correspondants (voir chap. 1 v. 7ss.). Son but est de pouvoir partager avec eux les bénédictions reçues du Seigneur. C’est aussi ce que nous demandons à Dieu en confiant notre offrande à quelques uns de nos frères qui vont apporter eux-mêmes cette libéralité et aider à la construction de cet escalier. Prions donc pour que ce projet puisse être entièrement à la gloire de Dieu, et qu’Il garde ceux qui en sont les porteurs et les artisans. Il s’agit de Moïse EVEL, de Francilio ELIASIN et peut-être de Jean-Robert ROMAIN.

Dans sa lettre Paul évoque entre autres, le ministère de Phoebé, diaconesse de l’Eglise de Cenchrées. (Paul s’y est fait raser la tête avant de poursuivre son  voyage vers Jérusalem lors de ce troisième voyage – voir Actes 18 v. 18) Fait-elle partie d’une délégation envoyée par l’Apôtre, porteuse de la lettre destinée aux chrétiens de Rome ? Paul recommande chaleureusement cette sœur et demande qu’elle soit reçue dans le Seigneur d’une manière digne des saints ! Les Eglises lui doivent beaucoup, de même que Paul. Dans la suite de ce dernier chapitre, il mentionne plusieurs de ses compagnons d’œuvre, hommes et femmes, dont un certain nombre sont connus à Rome. Chacun à sa place est ouvrier au service du même maître. N’est-il pas remarquable de voir comment l’Apôtre les associe à l’œuvre commune. Nous aussi sommes co-ouvriers, chacun et chacune avec les dons que le Seigneur nous confie. A Gennevilliers – ou à Tessancourt -  ou en quelque autre lieu où le Seigneur nous conduit, nous voulons nous souvenir que nous sommes ses témoins. Nous ne sommes pas seuls. Dans nos déplacements et autres voyages, il nous sera sans doute donné de faire de nouvelles connaissances. Quelle belle réalité que celle de la grande famille des enfants de Dieu !

Enfin, tout normalement, Paul indique qu’il aspire à prendre un peu de repos parmi ses amis à Rome. Le chrétien n’est pas un surhomme, et même le grand apôtre n’échappe pas à la règle. Il aspire à un repos légitime, même avant la fin de son ministère. Ce repos, c’est pour lui de se trouver au milieu d’amis qui prennent part à sa vision de l’œuvre de Dieu..

A chacun de vous, membres et amis de l’Eglise et lecteurs du Messager, nous souhaitons un repos riche de rencontres bienfaisantes et stimulantes, avant que nous ne nous retrouvions ensemble à la fin de l’été pour continuer l’œuvre que le Seigneur nous confie.

Bon été !

 

Pierre GEISER