« Si je le fais de bon cœur,
J’en ai la récompense … »
« Si
j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la
nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas
l’Evangile ! Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense ; mais
si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. Quelle est donc
ma récompense ? C’est d’offrir gratuitement l’Evangile que j’annonce, sans
user de mon droit de prédicateur de l’Evangile. Car, bien que je sois libre à
l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus
grand nombre. » 1 Corinthiens 9 : 16 à 19
Nous voici
donc en l’an 2008, période où nous partageons nos vœux.
Que cette
année apporte, à chacun de nous, des bonheurs personnels, familiaux,
professionnels, des bonheurs partagés entre amis. Qu’elle soit pour nous tous,
une année de bien-être et de bonne santé. Que la communion dont nous vivons, au
Père et entre nous, construise toujours plus nos existences et nos engagements,
qu’Il nous apporte son soutien dans la persévérance.
Parmi ces
vœux, s’engager à servir et persévérer, sont
les deux thèmes que j’évoquerai dans ce message.
La Bible
rappelle à plusieurs reprises le service. Servir le Seigneur de tout son cœur,
voilà ce que Dieu attend de nous.
Comme toutes
les institutions, les structures de notre Eglise ont besoin de forces
nouvelles, de régénérescences sans quoi elles risquent de se scléroser voire de
régresser puis s’éteindre.
Or Dieu nous
demande de propager la Bonne Nouvelle pour sauver des âmes.
« Jésus
dit à ses disciples : la moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa
moisson » Matthieu
9:37-39
Les
« anciens » assument leur services mais pour certains d’entre eux les
cheveux blancs font leur apparition et certains pour des problèmes de santé, de
vieillesse ont besoin d’être suppléés voire remplacés dans certaines tâches.
« L’ornement
des jeunes gens, c’est leur force ; et la gloire des vieillards, ce sont
les cheveux blancs. » Proverbes 20:29
Les
« anciens » représentent la mémoire de l’œuvre de l’Eglise de
Gennevilliers.
Bien que ce
soit toujours vers l’avant que nous devons regarder pour progresser, il est bon
parfois de s’appuyer sur les expériences du passé.
Cette mémoire
tout comme la Bible, a besoin d’être transmise de génération en génération. Il
en est de même pour les dons reçus au service de l’Eglise.
Elie avait
reçu le don de prophétie. Il est considéré comme l’un des plus grands prophètes
de l’Ancien Testament. Après avoir combattu les prophètes de Baal, il fut obligé
de fuir dans le désert pour échapper à leur haine. Alors qu’il était âgé et
gagné par le découragement, il s’assit sous un genêt isolé et dit « Je
n’en peux plus ! maintenant, Seigneur prends ma
vie, car je ne vaux pas mieux que mes pères ».
Mais Dieu
veille et montre sa compassion. Un ange dit à Elie « Lève-toi et
mange ! »
A son chevet,
il y avait une galette et une cruche.
Puis l’ange
revint et lui dit « Lève-toi et mange, car autrement le chemin serait
trop long pour toi. »
Fortifié par
cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la
montagne de Dieu, à Horeb.
Et dans la
caverne, Dieu s’adressa à lui : « va, reprends ton chemin par le
désert jusqu’à Damas ; et quand tu seras arrivé, …, tu oindras Elisée,
fils de Schaphath, d’Abel–Mehola, pour prophète à ta
place. »
Elisée va tout
abandonner et suivre Elie.
A plusieurs
reprises Elie demande à Elisée de le quitter mais celui-ci lui témoigne de son
attachement et lui dit « L’Eternel est vivant et ton âme est
vivante ! je ne te quitterai point ».
Lorsqu’Elie
partagea le Jourdain avec son manteau, Elisée était toujours à ses côtés. Il
demanda à Elie une double portion de son esprit et puis Elie fut enlevé aux
cieux par un char de feu.
Elisée déchira
ses vêtements et ramassa le manteau d’Elie avec lequel il partagea le Jourdain.
Il fut reconnu comme son successeur.
C’est avec
infiniment de tendresse que Dieu s’adresse à Elie et le rappelle à son devoir.
Elie transmettra sa vocation à Elisée et le chargera d’exécuter le reste de sa
mission.
La Bible dit
encore « honore des cheveux blancs ».
L’une des
multiples façons pour les jeunes d’honorer les « anciens » c’est
d’assurer la relève et de leur permettre de transmettre leur compétence.
Il nous faut
être zélés pour Christ, notre seul désir doit être de
proclamer l’Amour du Père pour le monde.
Le service ce
n’est pas un devoir, c’est au contraire un privilège.
Jésus dit à
ses disciples « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le
serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés
amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon
Père. » Jean 15:15
Quelle estime
notre Seigneur nous porte en nous comptant parmi ses amis malgré tout le poids
de nos péchés.
Servir Dieu
demande un effort constant et Dieu bénit ceux qui persévèrent.
Pourtant quand
nous voulons servir avec notre cœur selon les dons que Dieu nous a donnés,
ayons l’assurance que cet effort est au contraire un renouvellement de force
vive parce que nous le faisons avec enthousiasme.
Gustave
Flaubert disait « tout amuse quand on y met de la persévérance :
l’homme qui apprendrait par cœur un dictionnaire finirait par y trouver du
plaisir ».
Mais Dieu est
attristé par ceux qui hésitent à s’engager davantage, par ceux qui renoncent.
Dans Luc 9, 57-62, Jésus et ses disciples sont en route pour Jérusalem.
Le temps est proche où il devait être enlevé du monde. Quelqu’un vient dire à
Jésus : « Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui répond : « les renards ont des tanières et les oiseaux
du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. » Jésus
dit à quelqu’un d’autre : « suis-moi ! » Mais
l’homme répond : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer
mon père. » Jésus lui dit : « laisse les morts enterrer
leurs morts ! Toi, va annoncer le royaume de Dieu ! »
Quelqu’un d’autre dit encore à Jésus : « Seigneur, je vais te
suivre. Mais d’abord permets-moi d’aller dire adieu à ceux de ma maison. »
Jésus lui dit « Celui qui met la main à la charrue et regarde en
arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu. »
Nous le voyons bien au comportement de ces hommes qu’il n’est pas
toujours facile d’abandonner nos préoccupations. Le Seigneur les invite à
devenir artisans de son royaume mais ils sont retenus par leur peur, leurs
angoisses, leurs habitudes.
Soyons
au contraire ses disciples qui marchent à sa suite avec courage et avec joie et
que le Seigneur puisse dire « Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi,
ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que
les premières. » Apocalypse 2:19
Serge
Warin