« Quand vous ferez la moisson dans votre pays, ... »

Lévitique 23:22

 

 

Au cours de ce mois de novembre, nous allons célébrer la Fête de la moisson. Mais à Gennevilliers comme dans la région parisienne, la campagne et ses champs se sont éloignés depuis longtemps pour laisser place à nos villes industrialisées. C’est pourquoi nous l’avons rebaptisée « Fête de Reconnaissance »

 

La fête de la moisson tient  son origine dans le récit de l’Exode au travers des événements du Sinaï, lorsque Moïse sous les ordres de l’Éternel conduisait le peuple hébreu pour fuir l’oppression et l’esclavage infligé par les Égyptiens et trouver la terre promise.

 

Dieu rencontre Moïse sur la montagne du Sinaï pour lui donner les deux tables où les Dix Commandements étaient gravés ainsi que les Lois qui les accompagnaient et conclut une alliance avec les israélites.

« Voici, je traite une alliance. Je ferai, en présence de tout ton peuple, des prodiges qui n’ont eu lieu dans aucun pays et chez aucune nation; tout le peuple qui t’environne verra l’œuvre de l’Eternel, et c’est par toi que j’accomplirai des choses terribles. » Exode 34 v 10

 

La loi mosaïque prescrivait 3 solennités annuelles, appelées fêtes ou rassemblements.

Ce sont :

§         la Pâque accompagnée de la fête des pains sans levain,

§         la fête des Semaines, appelée aussi fête de la moisson et jour des prémices Pentecôte, parce qu’elle se célébrait le 50e jour après la Pâque,

§         et enfin la fête des Tabernacles ou des récoltes.

 

Comme pour les autres Fêtes, les israélites remerciaient Dieu et Lui montraient leur réponse au salut octroyé par le Seigneur par un acte de gratitude raisonnable et à leur portée.

« Tu observeras la fête de la moisson, des prémices de ton travail, de ce que tu auras semé dans les champs ; et la fête de la récolte, à la fin de l’année, quand tu recueilleras des champs le fruit de ton travail. » Exode 23 v 16

 

L’offrande des prémices vouait la récolte tout entière au Seigneur. Elle faisait l’objet d’une fête annuelle, la fête des Prémices. C’était avant toute chose, un acte d’action de grâce pour « le pays que le Seigneur a juré à nos pères de nous donner » (Deut 26 v 3), l’occasion d’une confession de foi solennelle (Deut 26 v 5)

Les instructions de Dieu n’oubliaient pas les nécessiteux.

« Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ, et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson ; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu » 

 

On devait offrir deux pains cuits à base de fleur de farine, image de pureté et de sainteté, que l’on apportait au temple pour les offrir au Seigneur et qui servaient de moyen de subsistance aux prêtres.

A cette offrande, on devait ajouter :

o       l’holocauste de sept agneaux, d’un jeune taureau et de deux béliers. L'aspersion du sang accompagnait tout sacrifice à l'Eternel. Sans effusion de sang, il n'y avait pas de rémission des péchés et l'homme, pécheur dans sa nature et dans sa vie, n'avait pas le droit de s'approcher de Dieu.

o       un bouc en sacrifice d’expiation des péchés et deux agneaux en sacrifice de communion.

 

Mais les prophètes diront que l’amour de Dieu et la justice valent mieux que les holocaustes.

« L’Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Eternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. » 1Samuel 15 v 22

 

Dans le Nouveau Testament, les holocaustes sont rarement évoqués.

Dans Marc ch 12 à partir du verset 32, nous avons la confirmation  que le scribe a compris le sens du nouveau commandement  « Bien, maître ; tu as dit avec vérité que Dieu est unique, et qu’il n’y en a point d’autre que lui, et que l’aimer de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son âme et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, c’est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices… »

Christ approuva ce que dit le scribe et l’encouragea.

 

Les sacrifices étaient importants dans l’alliance de Dieu avec le peuple d’Israël. Ils étaient au cœur de la relation entre Dieu et son peuple.

Mais Jésus en mourrant sur la Croix annulait la dette de ceux qui croient en Lui.

 

Désormais nous ne vivons plus sous l’ancienne loi et nous n’avons plus à offrir d’holocaustes.

Jésus-Christ s’est offert en sacrifice pour le pardon de nos péchés.

 

Si nous sommes conscients de cet acte d’amour, ce don unique de Dieu pour chacun de nous alors nous pouvons Lui exprimer toute notre reconnaissance.

 

Exprimer sa reconnaissance, c’est remercier Dieu et lui accorder toute notre confiance en lui remettant entre ses mains notre vie présente et future.

Exprimer sa reconnaissance, c’est aussi mettre en pratique les dons spirituels que nous avons reçus en les mettant au service de notre Seigneur.

Exprimer sa reconnaissance, c’est enfin :

·        apporter l’offrande destinée à pourvoir aux besoins des serviteurs de Dieu,

·        c’est porter aide et secours aux indigents dans l’Eglise et hors de l’Eglise,

·        c’est assurer le service, les charges et l’entretien des locaux.

 

Avant de déposer notre offrande, ayons en mémoire ce passage dans Marc 12 v 41 à 44 «  Jésus, s’étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup. Il vint aussi une pauvre veuve, elle y mit deux petites pièces, faisant un quart de sou. Alors Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit : Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc ; car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Aujourd'hui encore, Jésus prend note de nos offrandes.

 

Grâce soit rendu à Dieu pour son don admirable.

 

D. Le Pommeray