« Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées… »
Lorsque j'ai commencé à réfléchir à un édito sur les vacances, le
repos, faire quelque chose de différent du travail, ce verset m'est venu à
l'esprit. A quoi j'associerai le mot vacances ? A chacun, chacune sa définition des vacances : pour ceux qui
pourront partir : retour au pays ou alors la mer, la plage voire la montagne
peut-être, ou encore ne rien faire... si c'est possible... dans notre société
moderne.
D'autres ne partiront pas, et prendront, quand même, ce temps
de repos bien mérité après une année de
labeur parfois très dur. Je ne peux m'empêcher de penser à ceux et celles qui
sont au chômage, pour qui les mots vacances et départ vers un endroit de
détente ne représentent qu'une idée qui
s'accomplira un jour, s'ils trouvent enfin du travail ce que je leur souhaite.
Si le repos est défini dans
le dictionnaire par l'arrêt d'un travail habituel, je vous propose, avec le
psalmiste de prendre un repos un peu différent : prendre du temps pour RE -
POSER ou poser à nouveau notre
regard sur les oeuvres de Dieu pendant ces temps dits de vacances. Prendre du
temps pour lever le nez de notre chemin habituel et regarder les étoiles,
n'avoir rien de mieux à faire ... vous trouvez cela bizarre ? étrange ? Je me
permettrai de dire différent. Ne plus s'activer mais apprécier ce qui nous est
accordé (pas forcément facile lorsque l'on est père ou mère de famille avec des
enfants, ou que les soucis nous accablent mais peut-être à
considérer) : donner à
notre Dieu un temps plus important pour s'étonner, s'émerveiller de ce qu'Il
nous a donné dans la nature, notre entourage, nos proches, dans Son infinie
Sagesse à regarder afin qu'en retour nous lui disions merci , du haut de notre
état de grain de sable.
A dessein, j'inclus donc l'intégralité du Psaume 8 :
« Au
chef de chœur. Un psaume de David, (à chanter avec accompagnement) de la harpe
de Gath.
Éternel, notre Seigneur, que ta gloire est
admirable sur la terre tout entière! Au-dessus du ciel, on célèbre ta
splendeur.
De la bouche des enfants et des cris des
nouveau- nés, tu fais jaillir la louange qui confond tes adversaires, pour
imposer le silence à ceux qui, chargés de haine, se rebellent contre toi.
Quand je contemple le ciel que tes doigts
ont façonné, les étoiles et la lune que tes mains ont disposées,
je me dis:
Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en prennes soin, et qu’est-ce qu’un être
humain pour qu’à lui tu t’intéresses?
Pourtant, tu l’as fait de peu inférieur à
Dieu, tu l’as couronné d’honneur et de gloire.
Tu lui donnes de régner sur les oeuvres de
tes mains. Tu as tout mis sous ses pieds:
tout bétail, gros ou petit, et les animaux
sauvages,
tous les oiseaux dans les airs et les
poissons de la mer, tous les êtres qui parcourent les sentiers des océans.
Éternel, notre Seigneur, que ta gloire est
admirable sur la terre tout entière. »
Donc, je vous souhaite de passer de bons moments de détente et que
le Seigneur vous donne de re-poser votre regard pour mieux servir celui qui
nous a tant aimés.
Dominique Le Pommeray.