Jac
5 v 7 à 10
Prenez donc patience, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici que le laboureur attend le précieux fruit de la terre, plein de patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière saison. Vous aussi prenez patience, affermissez vos coeurs, car l’avènement du Seigneur est proche. Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés; voici que le juge se tient devant la porte. Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
Proverbes
20:4
A cause du froid, le paresseux
ne laboure pas; A la moisson, il cherche,
mais il n’y a rien.
Joël
2:23
Et vous, fils de Sion, soyez
dans l’allégresse Et réjouissez-vous en l’Éternel, votre Dieu, Car il vous a
donné la pluie salutaire, Il a fait descendre l’averse pour vous: Pluie
d’automne et pluie de printemps, au premier mois.
Avec
l’automne vient le temps des labours.
Aujourd'hui ce travail pénible est effectué au moyen de tracteurs puissant
capables de tirer 5 ou 6 socs derrière eux ! Autrefois, c’était une
besogne ingrate et très pénible. Avant l’invention de la charrue, la terre
était retournée à la main au moyen d’une houe. A son apparition, la charrue
était souvent tirée par l’homme, avant que le bœuf ou le cheval prenne la
relève.
Labourer, en vieux français signifie aussi
travailler durement ! Travailler la terre exige de la patience et de
l’espérance. De nombreux mois séparent le temps où l’on enfuit ainsi les restes
de végétation qui vont devoir pourrir dans le sol. L’engrais que le laboureur y
aura ajouté, la pluie, le gel et le soleil permettront aux précieuses graines
que le semeur viendra confier au sol bien préparé de lever, de se développer
jusqu’au temps de la récolte.
Dans 1 Corinthiens 3:6 Paul écrit : J’ai planté, Apollos a
arrosé, mais Dieu a fait croître. Dans l’Eglise, chacun participe à sa manière
à l’œuvre que le Seigneur nous confie. Les tâches sont différentes les unes des
autres. Pourtant elles sont toutes nécessaires en vue de la finalité fixée par
Dieu, la moisson, - le jour où le
Seigneur reviendra - et où nous verrons les résultats de notre travail.
Comme entre le temps des labours et de la
récolte, le temps peut paraître long jusqu’à ce que nous puissions voir les
fruits de notre consécration. De plus, comme Paul le souligne, c’est Dieu qui
fait croître. Le prophète Joël, de même que l’apôtre Jacques nous rappelle que
Dieu est disposé à nous accorder la pluie de l’automne et du printemps.
Au début de cette nouvelle année, n’hésitons
donc pas à nous mettre à l’ouvrage. Ne soyons pas comme le paresseux dont il
est question dans les proverbes. Pour lui, toutes les excuses sont bonnes pour
ne pas se mettre à l’ouvrage. Apprenons, tout comme le laboureur, à être
patients et persévérants. Comptons sur la grâce de Dieu qui agit sans même que
nous en soyons conscients. Alors, au temps de la moisson nous serons comblés de
joie.
P.Geiser