Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde…

(Lire Jean chapitre 9)

 

Un matin de la semaine dernière, plusieurs petites pannes d’électricité ont perturbé notre quartier à Meulan. Certes, l’incident a duré peu de temps mais assez pour nous trouver désemparés, assez pour nous montrer combien nous étions devenus liés, accrocs au modernisme.

Plus de lumière !!!

Il n’y a pas encore si longtemps, nos anciens auraient allumé une lampe à pétrole, des bougies, … mais aujourd’hui, les pannes sont devenues si rares que les lampes à pétrole font plutôt figure de décoration quant aux bougies, on ne les allume que pour célébrer un anniversaire.

Nous évoluons au rythme des progrès de la science et des techniques. Nous ne prêtons même plus attention aux divers matériels, fruits d’une technologie de pointe, qui nous accompagnent dans les différentes situations rencontrées chaque jour

Certes, il ne viendrait à l’esprit de nul d’entre nous de remettre en cause cette amélioration dans des domaines aussi variés que la médecine, l’habitat, les moyens de transport, les métiers, ... Ils contribuent plus généralement à une meilleure qualité de vie.

Pourtant à trop en user n’y a-t-il pas menace d’asservissement ? N’entraîne-t-elle pas un risque de paresse physique, intellectuelle ?

Combien de personnes en bonne santé, passent leur temps à regarder plusieurs heures de suite des programmes télévisés. Elles se referment sur elles-mêmes et se privent de contacts humains, de vrais richesses culturelles, d’activités sociales, physiques, …

Frères et sœurs, n’agissons pas ainsi.

Notre Seigneur nous appelle au contraire à nous rassembler, à fréquenter nos lieux de cultes, à assister aux réunions bibliques et de prière, à porter son message d’espérance auprès de ceux qui ne l’ont pas encore reçu. Il nous invite à le suivre. Il éclaire notre chemin.

« Je suis la lumière du monde … » (Jean 9 ; 1 à 41)

Nous vivons dans un monde moderne où l’on cherche à expliquer, à donner un sens à toute chose, mais souvent à refuser des faits indiscutables.

Les pharisiens agissent ainsi vis-à-vis de l’aveugle. Tout d’abord, lorsque le miracle leur est rapporté, ils ne croient pas à sa cécité. Il leur faut pour s’en convaincre, demander aux parents. Puis ils interrogent l’aveugle de naissance. Celui-ci leur répond simplement à plusieurs reprises « Il a mis de la boue sur mes yeux, et je me suis lavé, et je vois. » 

C’est une évidence qu’ils sont bien obligés d’admettre : il est aveugle de naissance, il est guéri et c’est Jésus qui lui a redonné la vue.

Mais ils refusent de croire en la divinité de notre Seigneur.

Combien y a-il de personnes de nos jours qui agissent ainsi.

Mais nous, nous avons  ce privilège d’avoir la foi parce qu’un jour nous avons fait ce premier pas.

Nous nous sommes approchés du Seigneur et nous lui avons dit ces simples mots « Seigneur, je crois en toi », « Seigneur, je suis pécheur, pardonne mes fautes ».

Autrefois, nous étions aveugles mais aujourd’hui par la bonté du Christ mort sur la croix, nous voyons. Nous recevons sa lumière. Elle nous guide vers le bon chemin, celui du Royaume des cieux.

Et puis, nous avons reçu l’Esprit de Vérité sur lequel nous pouvons nous appuyer. « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure avec vous, et qu'il sera en vous. »   (Jean 14 ; 16 à 17)

Reprenons pour nous-mêmes l’invitation de Paul aux hébreux :

 « N'abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps: celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi; mais, s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. »   (Hébreux 10 ; 35 à 39)

Pour ceux qui n’auraient pas encore franchi ce pas. Je vous invite à le faire. Il n’est pas encore trop tard à l’exemple des ouvriers de la onzième heure (Matthieu 20 ; 1 à16). Ils étaient dans les ténèbres sans travail mais le Maître en les invitant à venir travailler dans sa vigne leur  apporte non pas une simple lueur d’espoir mais la lumière. Ils mesurent alors la valeur qu’ils représentent aux yeux du Maître, l’intérêt tout autant que les premiers venus. Ils reçoivent le même salaire.

Jésus nous dit aussi « Que votre lumière brille. »(Matthieu 5 ; 15)

Nous avons reçu cette promesse d’être sauvés, la promesse de la vie éternelle. Mais le Seigneur nous appelle à briller. Il nous invite à vivre l’Évangile, à partager ce que nous recevons de Lui avec ceux que nous rencontrons afin qu’à leur tour, ils rendent gloire au Père  qui est dans les cieux.

Notre devoir à tous est de nous mettre au travail dans la vigne du Seigneur et à faire ce qu’il attend de nous.

Nous sommes ouvriers avec Dieu, Nous sommes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu.  

Que son amour, son pardon et sa paix nous accompagnent lorsque nous marchons dans Sa lumière.

 

Journal « Le Messager » Mai 2003

 

Serge Warin