Ps
23:6 « Oui, le bonheur et la grâce
m'accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de
l'Éternel Jusqu'à la fin de mes jours. »
Qu’est-ce que le bonheur ?
Peut-on choisir de vivre heureux et comment y parvenir ?
Voici en
substance les réponses qu’apportait le docteur Christophe André lors d’une
conférence sur le thème « la psychologie du bonheur ».
Il faisait
remarquer que le bonheur n’était pas un luxe mais un besoin.
A la différence des animaux, l’homme est doté d’une conscience. Il sait notamment qu’il
n’est pas immortel et que pour éviter cette pensée qui n’est pas réjouissante
pour lui, il a inventé le bonheur.
Mais le bonheur
est fragile, instable. Il faut l’accueillir et le protéger. Certaines personnes
ont un heureux tempérament mais pour les autres cette recherche reste à
compléter.
Les hommes ont
toujours cherché le bonheur et à s’en rapprocher.
Il y a deux types
de bonheurs, ceux qui nous sont offerts, qui nous surprennent et ceux que l’on
apprend à construire, à susciter, à créer.
Quelques recettes
sont proposées :
§
Ne pas se rendre plus malheureux que nécessaire, ne pas confondre
ennuis et malheur. Victor Hugo disait : « la mélancolie, c’est le
bonheur d’être triste ».
§
Il faut aussi savoir accepter les périodes d’absence de bonheur en
veillant toutefois à rendre son retour possible. En effet, comment parler à une
personne de bonheur lorsqu’elle fait face au deuil, à la misère, à la violence.
§
Il faut savoir accueillir les petits bonheurs, cultiver les émotions
positives, développer sa générosité …
Mais
à mon sens, il me semble que ces recettes pour rechercher le bonheur sont bien
fragiles parfois même dangereuses car souvent ce bonheur est centré sur la
réussite, la richesse, la puissance.
Alors
qu’ils jouissaient du bonheur, c’est justement ce désir de se comparer à des
dieux qui ont poussé Adam et Eve à leur chute.
A
mesure que le conférencier argumentait, il admettait lui-même que ce bonheur-là
était éphémère.
Tout
en l’écoutant, un verset biblique me venait en tête : « Attache-toi
donc à Dieu, et tu auras la paix ; Tu jouiras ainsi du bonheur. »
Job
22:21, un cantique aussi « J’ai trouvé la paix
profonde, j’ai trouvé le vrai bonheur ».
« Dieu » et « être en
paix » : voilà deux points fondamentaux pour trouver le vrai bonheur.
Nous avons dans la Parole de Dieu des fondements solides, une promesse de
durabilité.
Mais comment rechercher la
paix ?
Cette paix-là, nous ne la trouverons
pas autour de nous. Nous savons bien ce que nous sommes : pécheurs,
rebelles, violents. Nous le voyons bien au travers des conflits, nous avons
beaucoup plus de facilité à nous quereller qu’à rétablir la paix. C’est bien
connu : il est plus facile à un pyromane d’allumer un feu qu’à une caserne
de pompiers de l’éteindre. Il faut employer beaucoup plus d’efforts à
reconstruire qu’à détruire.
Il en va ainsi des conflits d’intérêts, des guerres qui
éclatent dans le monde. Les difficultés liées aux rancœurs latentes,
persistantes, aux exigences des parties concernées sont autant d’obstacles pour
rétablir la paix tout simplement parce qu’il n’y a pas de mouvement sincère de
repentance et de foi.
Or « il n’y a pas de paix
pour les méchants » dit l’Eternel.
Une affirmation revient souvent dans
l’Ecriture : Dieu est un Dieu de paix. C’est donc autour de Dieu et sa Parole
qu’il faut nous centrer.
Trouver la paix profonde c’est bien
sûr savoir pardonner aux autres mais c’est avant tout faire la paix avec
soi-même, c’est relativiser les choses, ne plus s’abandonner aux inquiétudes du
lendemain, ne plus vivre stressé, ne plus vouloir tout diriger mais accepter
que le Seigneur me guide, prenne en charge ma vie.
Etre heureux provient plutôt des
choses terrestres mais la bénédiction vient de Dieu et si nous sommes souvent
surpris en lisant les béatitudes (Matthieu chap. 5) c’est dans ce sens qu’il
faut le comprendre.
« Heureux les pauvres en esprit,
les affligés, les débonnaires, ceux qui ont faim et soif de la justice, les
miséricordieux, ceux qui ont le cœur pur, ceux qui procurent la paix, Heureux
ceux qui sont persécutés pour la justice, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous
persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de
moi. »
Le sort de toutes ces personnes me
paraît peu enviable.
Mais Jésus ne leur dit pas
« heureux » parce qu’elles sont dans cet état mais parce qu’il est
présent autour d’elles.
« Heureux » parce qu’après
toutes les épreuves qu’elles auront traversées en son nom, la récompense sera
grande. Le royaume des cieux leur sera offert, elles seront consolées, elles
auront la terre en partage, elles seront rassasiées, elles obtiendront
miséricorde, elles verront Dieu et elles seront appelées fils de Dieu.
L’apôtre Paul ajoute « Soyez
toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses.» (1Thessaloniciens
5 ; 16 à 17)
Nous sommes le sel de la terre, la
lumière du monde. Jésus nous demande de montrer notre joie de lui appartenir
malgré les misères du monde car il y a pour nous une espérance bénie.
La prière est une démarche
essentielle dans laquelle il faut persister pour qu’elle soit efficace. C’est
un privilège et un devoir.
Nous devons toujours exprimer nos
remerciements, notre reconnaissance envers les bienfaits de Dieu.
A la Samaritaine qui vient puiser
son eau, Jésus lui dit : « Quiconque boit de cette eau aura encore soif
; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et
l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque
dans la vie éternelle. » Jean 4 ; 14
C’est à cette eau que je vous invite
à puiser et à trouver joie et bonheur. Cette eau prend sa source en Dieu. Elle
nous lave de tout péché et nous encourage à poursuivre la voie qui nous a été
tracée. Nous pouvons compter sur la fidélité, les bénédictions de Dieu.
« Réjouissons-nous et soyons
dans l'allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l'agneau sont
venues, et son épouse s'est préparée ».