« Mais
vous recevrez une puissance,
le Saint
Esprit. »
C’est ce que Jésus a
promis à ses disciples avant de les quitter. Pourquoi ne leur a-t-il pas donné
le Saint-Esprit avant de se séparer d’eux ?
Ils avaient vécu avec le
Maître depuis plus de trois ans pour certains. Il les avait déjà envoyés
auparavant pour guérir les malades et annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile,
c'est-à-dire le salut par la foi en Jésus le Sauveur, celui qui a subi le poids
de nos péchés à notre place. Mais eux, de son vivant, avaient annoncé cette
Bonne Nouvelle sans en connaître le prix. Ils avaient guéri des malades et ils
étaient tout étonnés que même les démons leur soient soumis. Comment cela se
pouvait-il ? Simplement parce que Jésus leur avait temporairement accordé
une part de sa puissance. Mais le temps n’était pas arrivé pour
l’accomplissement de cette prophétie : « C’est par ses
meurtrissures que nous sommes guéris, le châtiment qui nous donne la paix est
tombé sur lui. » Ils croyaient en lui, comme Sauveur à cause de sa
présence et à cause des miracles qu’ils voyaient au quotidien. C’est pour cela
qu’ils étaient tout étonnés et enthousiastes des miracles qui s’étaient produits
par leurs mains (si l’on peut dire).
La réponse à cette
question la voilà donc, il fallait que tout soit accompli, ce qui était le cas
dans notre passage, puisque le verset 3 nous dit « Après
qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur donna plusieurs
preuves… »
Mais il fallait
maintenant qu’ils expérimentent les promesses de Jésus en son absence, en son
absence visuelle, par la foi, tout comme nous aujourd’hui.
Nous voyons que la
promesse de Jésus s’est accomplie dès le premier verset du chapitre 2,
mais cela ne s’est pas produit avec facilité. Leur foi et leur persévérance ont
été mises à l’épreuve. Combien de temps allaient-ils devoir attendre ? Ils
ne le savaient pas, mais ils ont accepté cette attente et ont su la mettre à
profit. Nous pouvons le vérifier en
lisant le verset 14 de notre chapitre : « Tous d’un
commun accord persévéraient dans la prière… » Ce passage nous montre
la valeur de l’Église et que les promesses ne sont pas destinées à quelques
privilégiés, mais bien à son Église vivante par sa foi collective et
individuelle, ce qui implique chacun des disciples hommes ou femmes, non
seulement pour lui-même mais également pour l’œuvre de Dieu tout entière.
L’Eglise en était à ses balbutiements. Elle avait des problèmes d’organisation,
mais chacun ne s’arrêtait pas là, travaillant à son échelle à l’œuvre de Dieu.
Le résultat est bien plus qu’une union pour la force, c’est une richesse pour
chacun. Il y a beaucoup à dire, mais je suis sûr que le Seigneur lui-même nous
éclairera au fur et à mesure pour nos besoins et pour son œuvre. Que le
Seigneur vous bénisse !
Ph.Gaillard