« Mais vous recevrez une puissance,

le Saint Esprit. »

Actes 1 v.8

 

C’est ce que Jésus a promis à ses disciples avant de les quitter. Pourquoi ne leur a-t-il pas donné le Saint-Esprit avant de se séparer d’eux ?

Ils avaient vécu avec le Maître depuis plus de trois ans pour certains. Il les avait déjà envoyés auparavant pour guérir les malades et annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile, c'est-à-dire le salut par la foi en Jésus le Sauveur, celui qui a subi le poids de nos péchés à notre place. Mais eux, de son vivant, avaient annoncé cette Bonne Nouvelle sans en connaître le prix. Ils avaient guéri des malades et ils étaient tout étonnés que même les démons leur soient soumis. Comment cela se pouvait-il ? Simplement parce que Jésus leur avait temporairement accordé une part de sa puissance. Mais le temps n’était pas arrivé pour l’accomplissement de cette prophétie : « C’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. » Ils croyaient en lui, comme Sauveur à cause de sa présence et à cause des miracles qu’ils voyaient au quotidien. C’est pour cela qu’ils étaient tout étonnés et enthousiastes des miracles qui s’étaient produits par leurs mains (si l’on peut dire).

La réponse à cette question la voilà donc, il fallait que tout soit accompli, ce qui était le cas dans notre passage, puisque le verset 3 nous dit « Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur donna plusieurs preuves… »

Mais il fallait maintenant qu’ils expérimentent les promesses de Jésus en son absence, en son absence visuelle, par la foi, tout comme nous aujourd’hui.

Nous voyons que la promesse de Jésus s’est accomplie dès le premier verset du chapitre 2, mais cela ne s’est pas produit avec facilité. Leur foi et leur persévérance ont été mises à l’épreuve. Combien de temps allaient-ils devoir attendre ? Ils ne le savaient pas, mais ils ont accepté cette attente et ont su la mettre à profit.  Nous pouvons le vérifier en lisant le verset 14 de notre chapitre : « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière… » Ce passage nous montre la valeur de l’Église et que les promesses ne sont pas destinées à quelques privilégiés, mais bien à son Église vivante par sa foi collective et individuelle, ce qui implique chacun des disciples hommes ou femmes, non seulement pour lui-même mais également pour l’œuvre de Dieu tout entière. L’Eglise en était à ses balbutiements. Elle avait des problèmes d’organisation, mais chacun ne s’arrêtait pas là, travaillant à son échelle à l’œuvre de Dieu. Le résultat est bien plus qu’une union pour la force, c’est une richesse pour chacun. Il y a beaucoup à dire, mais je suis sûr que le Seigneur lui-même nous éclairera au fur et à mesure pour nos besoins et pour son œuvre. Que le Seigneur vous bénisse !

                                                                             Ph.Gaillard