Texte
biblique : Jean 17 versets 20 à 26
Dans
la perspective du salut , Jésus priait pour une unité fondée sur une
véritable ressemblance morale, afin de refléter le caractère de Dieu.
Dans
ce chapitre de l’Evangile de Jean, Jésus prie : « Que tous soient un
comme toi Père tu es en moi et moi en toi et qu’ils soient en nous un
aussi ».
En
réfléchissant sur ce terme de l’unité, je n’ai pu m’empêcher de poser ces trois
questions :
Selon Jésus notre unité doit se construire
suivant un modèle, celui du Père et du Fils. Cette unité n’abolit pas la
différence, elle n’efface pas les particularités de chacun, elle offre tout
simplement un lieu de rencontre où le Père et le Fils partagent volontiers leur
pouvoir créateur avec nous.
Malgré
nos différences, nos cultures et nos langages, il n’y a ni Juif, ni Grec, ni
esclave, ni libre car nous sommes tous au bénéfice d’un même amour, un même
pouvoir, celui du Père et du Fils.
C’est
là notre défi, de même que le Père est vivant en chaque être, chacun peut
maintenir ce type de relation qui unit Jésus et les croyants.
S’élever
en amour c’est s’unir pleinement au divin ; tous ceux qui partagent la
même foi et, baptisés, communient au même pain sont liés dans la communion et
dans la foi au Seigneur Jésus.
Comment
réunir nos différences ? Comment faire de l’un avec l’autre du
multiple ? Jésus envisage notre unité comme un brassage exigeant, mais
pour qu’elle soit vraiment désirée et recherchée encore faut-il lui donner une
existence, une réelle pertinence pour accueillir cette diversité que Dieu
accueille et qu’à son tour elle se sache accueillie par Dieu et incluse dans la
relation entre le Père et le Fils.
Aujourd’hui
encore, notre unité témoigne que Dieu rassemble, intègre, unit les liens sans
cesse noués et renoués. Nos désirs d’unité nous poussent à parcourir la
diversité pour y reconnaître tous les signes de Dieu, soit dans un acte, une
parole qui rappelle l’humanité de l’Evangile pour la rendre plus vraie, plus
proche, plus crédible.
Paul
prisonnier dans le Seigneur exhorte les chrétiens d’Ephèse à « marcher
d’une manière digne avec humilité et amour, douceur et patience, à se supporter
les uns les autres, en s’ efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le
lien de la paix » (Ephésiens 4 : 1 à 3). Notre conduite ne sera
jamais une raison de se glorifier mais une conséquence de notre foi.
Cet
appel à l’unité doit s’élargir aux dimensions du monde et de toutes les nations
pour les associer et les instruire. Tous les croyants doivent s’engager dans ce
combat afin que le monde croie que Dieu a envoyé son Fils pour leur salut.
Francilio
ELIACIN