Dans le discours de Jésus appelé « Sermon sur la
montagne » qui débute par les Béatitudes (Matthieu 5 : 1 à 12 et Luc
6 : 17 à 20), Jésus a montré clairement que le vrai bonheur et le
contentement ne s’acquièrent pas par des richesses ou des biens matériels. Il a
affirmé que la sécurité et la richesse n’apportent pas en elles-mêmes le
bonheur de l’âme. « Bienheureux les pauvres
en esprit car le royaume des cieux est à eux » Matthieu 5 : 3
Le Sermon sur la montagne fut prêché à deux catégories
distinctes de gens : la foule et les disciples de Jésus. Il y a donc une
signification pour les deux groupes autrement Jésus ne l’aurait pas prêché aux
uns et aux autres. Il fait entrevoir aux disciples un des sommets spirituels de
la terre promise où ils allaient vivre en suivant le Christ. Il leur a montré
le degré de moralité selon laquelle ils devaient vivre. Il leur révèle qu’être
chrétien n’est pas un jeu d’enfant.
A la foule, Jésus révèle dans ce sermon ce qu’il faut être pour
le suivre. Il avait été pour eux un faiseur de miracles qui les fascinait et
les intriguait. Sa personnalité était attirante, par ses bonnes manières, sa
voix pleine d’autorité. Son comportement révélait en Lui une puissance
surnaturelle : magistral dans l’enseignement, orateur incomparable,
guérisseur plein de compassion, l’homme le plus doux et le plus ferme dans ses
décisions.
Tous ces gens dont la vie n’était qu’une routine monotone dans
un pays dur, étaient attirés par ce galiléen. Le suivre un jour dans les
villages où Il guérissait les malades, bénissait les enfants et parlait du
royaume des cieux était une expérience inoubliable.
Mais ce jour là, beaucoup de ceux qui le suivaient allaient être
déçus. Pour eux, la religion était superstitions et cérémonies sans
signification. Ils avaient renoncé à être heureux. Ils n’avaient jamais connu
le sens de ce mot.
Jésus allait remettre les mots « Bienheureux et
Heureux » dans leur vocabulaire. Mieux encore, Il les mettait dans leur
cœur. Quand Jésus ouvrit la bouche, le premier mot qui tomba de ses lèvres fut
« Bienheureux » ce qui signifie béni, satisfait ou favorisé, béni ou
heureux.
Ils étaient trompés, asservis par l’empire romain. Ils n’avaient
plus d’espérance. Pauvres, abandonnés, en haillons, à la merci d’un
gouvernement étranger, comment pouvaient-ils être heureux ?
A quelle sorte de pauvreté, Jésus faisait-Il allusion ?
Pensait-Il à celle qui consiste à être dépourvu des biens de ce monde ? Non.
Tout d’abord pour être pauvre en esprit, il faut être conscient de sa pauvreté
spirituelle.
Nous avons des idées erronées sur la pauvreté, la richesse et le
bonheur. Nous oublions que l’homme sans la présence de son Créateur est vide,
mécontent. Approchons-nous de Dieu pour goûter au bonheur, à la richesse d’en
haut.
Regardons les choses en face, nous sommes venus sur terre sans
rien apporter, nous la quitterons sans rien emporter. Rappelons-nous le jeune
homme riche qui vint vers Jésus, si fier de sa piété et de ses richesses. Quand
Jésus lui dit le prix de la vie éternelle : « vendre
tout et le suivre » il s’en alla tout triste, ne pouvant se
détacher de ses biens. (Matthieu 19 : 21-22)
L’arrogance, l’orgueil et l’égoïsme nous environnent et sont la
conséquence du péché.
Voici la voie du bonheur : La
voix de Dieu se fit entendre des cieux « Je te conseille d’acheter chez
moi de l’or éprouvé par le feu afin que tu deviennes riche et des vêtements
blancs afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas et un
collyre pour oindre tes yeux afin que tu voies, … » (Apocalypse 3 :
18-20)
« Heureux vous les pauvres car le royaume de Dieu est à
vous ! » Luc 6 : 20
Samuel Romain