Le Royaume de Dieu manifesté

 

 

Lire Actes 2 : 37 à 47

 

La Pentecôte, c’est la naissance de l’Église. La force de la prédication repose sur la Parole de Dieu et sur l’action du Saint Esprit. Tout comme l’Apôtre Pierre, se levant pour adresser la Parole à ceux qui ont accouru, nous sommes de simples porte-paroles. C’est l’action du Saint Esprit qui produit les transformations dans la vie de ceux qui reçoivent le salut de Dieu. C’est Lui qui agit pour convaincre de péché, de justice et de jugement.

La Pentecôte est aussi le point de départ d’une nouvelle relation possible entre les personnes. Accueil de l’autre, écoute, confiance et partage sont des valeurs essentielles qui fondent la communauté nouvelle. Les premiers chapitres du livre des Actes nous révèlent un nouveau style de vie. Nous sommes au cœur de ce qui fonde les intentions du Défi Michée pour demander un monde plus juste, fait de partage. Les objectifs du Défi Michée ne seront pas atteints par les seules initiatives de ceux qui gouvernent le monde. Le retour de l’Église aux valeurs fondamentales de la Pentecôte est l’élément essentiel pour leur réalisation. Comme le montre l’histoire de l’Église du premier siècle, l’Évangile est une puissance de salut pour quiconque croit, et cette puissance a des effets sur la société dans laquelle elle se manifeste. Le Défi est entier, car nous voyons bien que l’indifférence, les résistances et les oppositions sont nombreuses.

La Promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin … Actes 2 : 39

Quelle est donc cette promesse ? Le verset 38 nous indique qu’il s’agit d’abord du pardon des péchés en réponse à la repentance, ensuite du baptême reçu comme signe de l’entrée dans une relation nouvelle avec Dieu et la venue du Saint Esprit par lequel la Vie Nouvelle peut maintenant commencer.

En quoi consiste cette nouvelle vie ?  Ceux qui acceptent ce message sont accueillis, intégrés dans l’Église. Ils persévèrent dans l’enseignement des apôtres, la communion, la fraction du pain et la prière (2 : 42 & 46). Au contact avec les réalités d’un monde séparé de Dieu, il se produit des miracles et des prodiges qui rendent la présence du Royaume de Dieu visible (2 :43). Une autre conséquence se manifeste par cette nouvelle relation à la possession des biens et au partage équitable que vivent les membres de l’Église (2 : 44-45).

Toutes les conditions sont réunies pour la progression rapide de l’Église. Trois mille personnes accueillent ce message dès le premier jour (2 : 41). Par la suite, le Seigneur ajoutait chaque jour ceux qui étaient sauvés (2 : 47). L’opposition va de pair avec cette progression, ce que nous lisons dans les chapitres suivants. En quelques dizaine d’années, l’Évangile se répand dans tout l’empire romain et bien au-delà, comme Paul l’indique dans sa lettre aux Colossiens (Col. 1 : 6).

L’Evangile aurait-il aujourd’hui perdu de sa puissance ? Comme nous l’avons constaté en étudiant l’histoire de l’Église, celle-ci est jalonnée de moments de renouveau, même aux époques les plus sombres. L’accueil de la Parole de Dieu et de l’action puissante du Saint Esprit, nous ouvrent aujourd’hui encore les mêmes perspectives. Elles sont données à tous ceux qui acceptent de se repentir, d’accueillir le pardon et d’entrer dans la communion voulue par Dieu.

La transformation de la société ne repose pas sur la puissance politique ou monétaire, mais sur l’action du Saint Esprit. Laissons-Lui libre cours pour qu’Il commence cette transformation en nous, puis autour de nous. Le style de vie adopté par les membres de l’Église de Jérusalem est une démonstration forte de la venue effective du Royaume de Dieu. Hors du Royaume de Dieu, la justice et l’équité ne pourront jamais être que très partiels. Cherchez d’abord le Royaume et la Justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données en plus … (Mat. 6 : 33)

 

Pierre Geiser