« Le Père des Fidèles  »

Genèse 11 :31 et 12 :1-9

 

 

 

 

 

En étudiant les prophètes, nous voyons comment ils ont reconnu la majesté, la sainteté de l’Eternel. C’est Lui le Créateur. C’est Lui qui agit dans la vie de toute nation. C’est un Dieu qui, dans ses relations avec les hommes, juge avec justice et, en même temps avec miséricorde. Dieu fait un appel à l’homme, un appel inexorable, un appel auquel il faut que l’homme fasse attention.

 

Nous allons voir comment ces idées se retrouvent de temps en temps, un peu partout, dans l’Ancien Testament. Nous allons commencer par l’histoire d’ABRAM que le peuple d’Israël appela le père des Fidèles. Il est le Père de la Nation d’Israël, le Père de la Nation de Juda, le Père de la Nation Juive et, parce qu’il est un si bel exemple d’homme de foi, on l’appelle Père de tous les fidèles.

 

Dieu parla à ABRAM. Nous ne savons pas par quel moyen. Nous savons seulement qu’ABRAM croyait que c’était l’Eternel qui lui faisait connaître sa volonté.

Dans toute la Bible, nous rencontrons ce phénomène d’un Dieu qui parle aux hommes. Cette chose est si commune dans la Bible qu’il est facile pour le lecteur de ne pas reconnaître que c’est ce qu’il y a de plus distinctif dans la création, à savoir que le Créateur entre en communication avec l’homme qu’Il a créé. Quand nous réfléchissons un peu, nous voyons que cette « communication » entre Dieu et l’homme devrait être chose naturelle. Si le créateur ne pouvait communiquer avec l’homme qu’Il a créé, ce serait bien étrange !

Toutefois, la voix de Dieu est bien douce et, le plus souvent, quand Il nous parle, nous ne voyons rien et n’entendons rien comme une voix humaine. C’est plutôt une impression intérieure qui se fait sentir dans notre âme, et souvent, il nous est difficile de savoir si c’est réellement Dieu qui nous parle.

 

Dieu appela ABRAM, lui disant de laisser sa famille et l’endroit où il habitait. ABRAM et son père Tarah avaient habité une ville riche et luxueuse. A Ur, en Mésopotamie, plus de 2000 ans avant Jésus-Christ, il existait des maisons magnifiques à deux étages, avec des meubles de choix, des ornements d’or et l’eau était canalisée pour entrer dans les demeures. Cette ville d’Ur avait un immense temple consacré à un dieu appelé Sin. Peut-être était-ce à cause des rites religieux qui le scandalisaient que Tarah laissa cette ville pour aller habiter un endroit beaucoup plus simple qui s’appelait Haran. C’était lorsqu’ABRAM était à Haran que Dieu lui parla pour lui dire de laisser son pays, de laisser son peuple et la famille de son père afin d’aller dans un pays que l’Eternel aller lui montrer.

Dieu lui promit une grande prospérité et déclara qu’Il ferait de lui une grande nation et bénédiction pour tous les peuples. ABRAM obéit. Il répondit à l’appel de Dieu. Il alla dans ce pays inconnu où l’Eternel le dirigeait. Cette aventure, la Bible l’appelle la foi. Il s’agit d’accomplir un acte, de faire ce que vous sentez, ce que vous pensez que Dieu vous demande faire.

Après avoir voyagé dans cette terre inconnue, en suivant les directives divines, ABRAM entendit de nouveau la voix de Dieu, annonçant encore toutes les bonnes choses qu’Il allait faire pour son serviteur qui avait eu le courage de lui obéir.

Cette promesse conditionnelle que l’Eternel fit à ABRAM anticipe sur l’alliance dont mention est faite plus loin (voir Genèse 15). Cette alliance entre Dieu et Son Serviteur (ou peuple) est fréquemment renouvelée dans l’Ancien Testament et prépare le chemin pour la nouvelle alliance en Jésus-Christ. Pourvu que Son Peuple lui obéisse, Dieu fera pour lui toutes sortes de bonnes choses.

L’alliance n’est nullement comme un contrat commercial. C’est plutôt comme la relation entre deux époux ou celle entre un père et ses enfants. Un bon père de famille s’occupe joyeusement de ses enfants et l’idée ne lui vient jamais à l’esprit de le faire parce que la loi lui impose cette obligation.

Le principe de l’alliance n’est pas arbitraire. Dieu ne peut pas nous confier « les bonnes choses » qu’Il a préparées pour nous si nous ne lui obéissons pas ; de même que le meilleur général du monde ne peut conduire ses soldats à la victoire si ceux-ci ne lui obéissent pas. Si chaque soldat fait à sa guise, c’est la déroute.

Ceci est vrai pour chacun de nous. L’Evangile est une promesse conditionnelle. Jésus-Christ nous offre la terre promise qui consiste en une nouvelle nature avec la paix du cœur et la vie éternelle, mais à condition que nous nous engagions à lui obéir en allant dans le pays inconnu où il nous appelle.

ABRAM crut à l’Eternel. Il devint le Père des Fidèles, le modèle de tous ceux qui croient en Dieu et l’ancêtre du peuple de Dieu.

Dieu parla à ABRAM. Il l’appela  à une aventure de la foi. ABRAM lui obéit.

Il vous parle. Il vous appelle en Christ. Il vous offre son alliance, la promesse conditionnelle : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même et qu’il me suive ».

Il est beaucoup plus  facile pour nous de répondre à cet appel de la foi que ce n’était pour ABRAM.

Nous avons l’exemple d’ABRAM.

Nous avons l’Evangile qui nous dit : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné Son Fils Unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ».

Nous avons Jésus-Christ qui nous dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ».

Nous avons le saint-Esprit « qui nous convainc du péché, de justice et du jugement ».

 

Comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut ?

Dieu a préparé pour nous une cité, une Cité céleste (Hébreux 11 :8-16).

 

Quand l’homme écoute : Dieu parle.

Quand l’homme obéit : Dieu agit.

Voulez-vous l’écouter ?

Voulez-vous lui obéir ?

 

 Celui qui veut prendre la décision d’obéir à Dieu doit se livrer à Jésus-Christ, car c’est en Lui que la volonté de Dieu s’est révélée pleinement. C’est Lui qui est le chemin – le chemin de la volonté de Dieu. Le suivre, c’est la foi.

ABRAM qui obéit à l’appel de Dieu et se lança sur la route inconnue, la route où Dieu l’appelait, est, par cet acte, le vrai Père des Fidèles.

Qui veut être un vrai enfant d’ABRAM ? Qui veut montrer cette même foi, une foi agissante, une foi obéissante ?

 

Celui qui met sa foi en Jésus-Christ ne sera jamais confondu.

 

Jean-Robert Romain