La bonne part

 

 

Dans le psaume 126, je lis : « Quand l’Eternel ramena les captifs de Sion, nous étions comme ceux qui font un rêve. Alors notre bouche était remplie de cris de joie, ... »

Et plus loin au verset 5 : « Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse. »

La vie de chrétien n’est pas toujours rose et parfois nous nous demandons si nous avons fait les bons choix tant la difficulté est grande. Et nous pouvons même essuyer les critiques de nos frères qui, eux aussi, se demandent pourquoi il nous arrive tous ces ennuis, un peu comme les amis de Job qui cherchaient les raisons de ce qui semblait être une malédiction.

Mais avant tout, il faut savoir qu’il n’y a pas de malédiction pour ceux qui ont choisi de suivre Jésus : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eut pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions  par la foi l’Esprit qui avait été promis ». (Galates Ch.3 v.13 et 14)

Et pour les chrétiens qui cherchent la volonté de Dieu dans l’enseignement de Jésus, Il leur dit, quelle que soit l’apparence des circonstances, comme pour Marie : « …Une seule chose est nécessaire : et Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera point ôtée. » (Luc ch.10 v.39-42.)

Ce qui nous ramène à ce verset 5 du psaume cité plus haut : « Ceux qui sèment avec larmes ... »

Semer c’est avant tout vivre et témoigner pour Jésus. Certains le font d’une manière spectaculaire, d’autre plus modestement. A tous il n’a pas été donné les mêmes talents. Les seules choses que Dieu a en horreur, ce sont les tièdes et les paresseux, car la moisson est grande et il faut que ceux qui l’adorent le fassent avec vérité.

Désormais notre lot de joie nous est acquis comme il est écrit dans le psaume que nous avons lu. Et au jour du Seigneur, les douleurs passagères seront oubliées. Nous découvrirons le fruit de notre travail auprès de ceux-là même pour qui nous avons peiné. Nous verrons de nos yeux comment l’Eternel ramène les captifs, alors notre bouche sera remplie de cris de joie, nous serons comme ceux qui font un rêve mais ce sera réalité.

 

Philippe Gaillard