Textes bibliques :
Hebreux 13 v. 8 & Psaume
90 v 4 à 6
Le même hier,
aujourd'hui et pour l'Éternité ! Voici une affirmation qui nous semble bien à
propos au moment où nous nous apprêtons à un changement d'année, de siècle et
même de millénaire.
Le siècle
qui s'achève aura été marqué par une accélération vertigineuse dans de très
nombreux domaines. La connaissance a fait des bonds inimaginables, par exemple
dans le domaine médical. Les découvertes scientifiques ont apporté des réponses
à de nombreuses interrogations. Le progrès semble pouvoir apporter des réponses
à de nombreuses inquiétudes et interrogations de l'homme.
Face à
tant de bouleversements, qu'en est-t-Il de Dieu ? Les découvertes scientifiques
et les possibilités médicales poussent un grand nombre à prétendre que nous
n'avons plus besoin de Lui ! Même un théologien a cru bon d'annoncer que Dieu
est mort !
Pourtant,
l'être humain reste profondément vulnérable. Des millions meurent de faim, de
soif, d'injustices, de maladies nouvelles et effrayantes, et surtout de
solitude. L'exploration
de l'univers, plutôt que d'aboutir aux limites, fait découvrir sans cesse de
nouveaux espaces. Il en est de même dans l'infiniment petit !
Son existence de toute
éternité
est clairement affirmée, dès la première page de l'Ancien Testament; lorsque
Dieu dit "Faisons l'homme à notre image" (Genèse 1 v 26), la
forme verbale indique bien que le Père n'est pas seul. C'est ce que confirme le
1er chapitre de l'Évangile de Jean, en parlant de la Parole qui
était avec Dieu dès le commencement. L'apôtre Paul l'affirme également dans
Philippiens 2 v 5 à 11.
Son incarnation et sa vie
parmi les hommes
nous ont permis de le connaître. Les évangiles nous relatent ses faits et
gestes, ses paroles. Tout lecteur sincère de ces textes ne peut que reconnaître
la nature divine de Celui que Dieu nous envoie, et que nous avons célébré à
Noël.
Sa mort et sa résurrection sont au cœur de l'histoire de l'humanité.
Jésus n'est pas mort en victime involontaire de la méchanceté de quelques
responsables juifs qui n'ont pas reconnu en Lui le Messie. Il s'est dépouillé
volontairement de sa divinité. Il affirme à ses disciples " Personne ne
me l'ôte (ma vie), mais je la donne de moi-même" (Jean 10 v 18). Il
s'est donné librement, totalement, pour nous. Car" le salaire du péché, c'est la
mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus notre
Seigneur." (Romains 6 v 23). Par sa résurrection, pleinement attestée,
comme Paul le souligne dans 1 Corinthiens 15, nous avons la certitude que Dieu
tient compte du sacrifice de Jésus, pour que notre vie présente ne soit plus
hypothéquée par notre nature pécheresse. Nous savons que nous sommes passés de
la mort à la vie. Nous n'avons plus à craindre la mort de notre corps
terrestre. Un jour prochain, comme un grain de blé, il sera confié à la terre,
ce qui sera notre délivrance totale, si du moins nous avons accepté son offre
de pardon et de vie éternelle.
Il est retourné auprès du
Père et Il intercède pour nous. Depuis son ascension et jusqu'à maintenant,
Jésus est près du Père. Il y a repris la place qui lui appartient de toute
éternité. "Christ-Jésus est celui qui est mort; bien plus, il est
ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!"
(Romains 8 v 34). Ainsi "nous avons un avocat auprès du Père,
Jésus-Christ le juste." (I Jean
2 v 1)
Par son nom nous avons la vie éternelle et
nous pouvons demander au Père tout ce dont nous avons besoin. C'est bien dès maintenant que nous avons la
vie éternelle. Ce n'est pas seulement une promesse pour un futur lointain.
C'est ce qui fait qu'à bien des égards, nous ne nous sentons pas vraiment chez
nous dans un monde dont les pensées, les paroles et les actes démontrent qu'il
est étranger aux choses de Dieu. Nous réalisons la vérité des paroles de l'apôtre
Pierre que nous sommes " étrangers et voyageurs" (2 Pierre 2
v 11). Cependant, avant de passer de ce monde à l'Éternité, Jésus, dans sa
prière sacerdotale a demandé à Dieu de " ne pas nous ôter du monde, mais de nous garder du
Malin." (Jean 17 v 15). A plusieurs reprises, il a invité ses
disciples à demander avec confiance, "en son nom" tout ce dont
nous aurons besoin. (Jean 14 v 13). Nous ne sommes pas moins privilégiés que
les disciples qui ont connu Jésus pendant son ministère terrestre. Nous tous
qui le connaissons, nous pouvons témoigner de sa fidélité en de nombreuses
occasions.
Par le Saint Esprit, il est
présent, me garde et me conduit dans toutes les circonstances, faciles ou difficiles. Non
seulement, sommes nous assurés d'être entendus lorsque nous le prions, mais Son
Saint-Esprit, qu'Il accorde à chacun de ses enfants, nous permet à tout moment
d'être conduit, rassuré, consolé ou repris, selon nos besoins de chaque
instant.
Dans les temps qui viennent,
dans ce nouveau millénaire, nous pouvons compter sur sa présence. Pour le
moment, nous sommes encore dans ce monde. Si Jésus a voulu que nous y
demeurions, Il a le pouvoir de nous y soutenir (Rom 14 v 4). Il a aussi promis
qu'aucune tentation (ou épreuve) ne sera au-dessus de nos forces. (I Cor 10 v 13). Il a promis qu'Il sera avec nous tous les jours,
jusqu'à la fin.
Quand viendra la fin, c'est Lui qui paraîtra pour
nous prendre avec Lui pour toujours. Alors, nos peines et nos épreuves seront
terminées. Nous seront pour toujours avec Lui dans sa gloire. Nous pourrons le
servir et le louer sans avoir à subir les limitations et les contraintes de
notre condition terrestre. La justice aura alors définitivement triomphé. Et
son règne n'aura pas de fin.
Qu'est-ce
que l'homme pour que Tu te souviennes de lui ? Psaume 8 v 5 et Hebreux 2
v 6. Si l'homme reste, malgré tous les progrès techniques un être
vulnérable et soumis au passage du temps qui lui est compté, Dieu Lui, reste le
même dans Son Amour, Sa Puissance et Sa Bonté. Devant les incertitudes d'une
époque nouvelle, qui nous révèlera sans doute encore de très nombreux
bouleversements, il est bon de pouvoir s'appuyer fermement sur cette certitude
d'un Dieu Parfait, qui sera le même demain et éternellement.
Face aux nombreuses
incertitudes de l'existence, face au péché, dont l'humanité reste esclave, il
est important que nous ne perdions pas de vue la raison de notre présence dans
ce monde changeant : Nous sommes appelés à être des flambeaux qui éclairent ce
monde de la véritable lumière (Phil 2 v 15). N'ayons donc pas honte de
témoigner de l'Amour de Dieu envers tous
les hommes, car Il voudrait que tous soient sauvés.
(résumé de la prédication du dimanche 31 décembre 2000)
P.GEISER