« Comment vas-tu mon frère, ma sœur ? »

 

Chers frères et sœurs, en préambule de cet article, je voudrais vous adresser tout d’abord mes meilleurs vœux. Que Dieu vous bénisse abondamment  durant  cette année 2009.

Jeudi 25 décembre, France 2 dans son émission « Présence protestante » retransmettait le culte de Noël célébré dans l’église vaudoise de Milan. Il rassemblait les communautés baptistes, vaudoises et méthodistes.

La prédication commençait ainsi : « comment vas-tu ma sœur, mon frère de Milan, en ce matin de Noël ? » Au cours de ce culte, plusieurs personnes ont prié le Seigneur. L’une d’elles a intercédé selon la parabole des ouvriers dans la vigne. Matthieu 20 :1 à 16

Pour « les premiers », chefs d’Etats, grands industriels, puissants de ce monde, elle demandait au Seigneur de leur donner plus de discernement, plus de générosité face à cette crise mondiale qui touche de plein fouet « les derniers » que sont les déshérités, les rejetés de la société moderne et qui aggrave encore plus leur précarité.

Comment vas-tu mon frère, ma sœur ?

C’est par cette même question  et en m’appuyant sur cette parabole que je voudrais m’adresser à vous, mes sœurs, mes frères, ceux que je côtoie régulièrement chaque dimanche à l’Eglise, mais aussi ceux qui sont éloignés ou se tiennent à l’écart et ceux qui ne peuvent se déplacer, les personnes âgées, souffrantes.

Plus généralement, cette question s’adresse au monde qui est plongé dans une situation tragique : crise économique, famine, guerres, violences en tout genre, catastrophes naturelles. Toutes ces personnes que je ne connais pas mais qui vivent ces situations et crient leur souffrance, il m’est impossible de ne pas les entendre, de ne pas m’en soucier ou de les ignorer.

C'est notre  « premier Messager 2009 » et après la merveilleuse histoire de Noël, cette parabole convient bien pour débuter l’année.

Elle est très connue et nous pouvons la comprendre de bien des manières. D’une façon générale, elle nous montre que Dieu n’a de compte à rendre à aucun des hommes, que beaucoup de personnes qui se sont converties tardivement, parviennent quelquefois rapidement, par la bénédiction de Dieu, à une stature spirituelle solide et que la récompense finale sera accordée aux Saints sans tenir compte de la durée de leur vie chrétienne.

Elle montre encore que si les Juifs avaient été les premiers à travailler dans le champ du Seigneur, celui-ci pouvait accueillir aussi les païens convertis.

Mais il y a encore une interprétation possible de ce verset : du temps où Jésus a dit cette parabole, le chômage existait déjà et tout comme aujourd’hui beaucoup de personnes cherchaient en vain du travail. « Pourquoi vous tenez–vous ici toute la journée sans rien faire ? » Ils lui répondirent : « C’est que personne ne nous a loués. »

Nous pourrions considérer comme privilégiés ceux qui bénéficiaient d’un emploi et trouver égoïste, à juste raison, leur attitude revendicative. Pourtant n’est-ce pas ainsi que beaucoup agissent ?

En fait, rien n’a changé ; la société a malheureusement tendance à juger les personnes selon leur réussite. Ceci nous pousse parfois à avoir des jugements sévères sur autrui sans chercher à comprendre les difficultés traversées. Combien de fois n’ai-je pas entendu dire que ceux qui ne trouvaient pas de travail étaient des fainéants !

Et puis, quel sens donne-t-on au partage, à la charité ?

Dans nos propos, nous voulons bien aimer l’humanité entière mais dans les faits réels et dans les petites choses que nous pourrions simplement accomplir, que devient notre charité ?

 « Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.  Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui. » 1 Jean 3.18-19 

Le Seigneur nous montre que sa façon de penser et sa manière d’agir ne sont pas les nôtres. Il nous a montré l’exemple en s’agenouillant près de ses disciples pour leur laver les pieds. Il condamne les orgueilleux, ceux qui se mettent en avant et méprisent les autres. Et Il les met en garde « Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. »

Nous venons de vivre Noël où tous les chrétiens du monde entier se sont rassemblés pour fêter la naissance de notre Sauveur. Noël devrait être pour tous un message de  paix et d’amour.

 

Mais nous sommes au seuil de la Nouvelle Année et les combats redoublent d’horreur entre israéliens et palestiniens faisant des centaines de morts et de blessés.

Je reçois régulièrement les « NOUVELLES INTERNATIONALES de l’EEM» que publie Jean-Philippe Waechter (Voir un extrait dans l’encadré).

Dieu seul sait si la réconciliation s’opèrera un jour entre ces deux peuples pour lesquels l’enjeu est la terre où notre Seigneur Jésus est né et a apporté la Bonne Nouvelle.

En tant que chrétiens nous sommes engagés à mettre tout en œuvre pour que les guerres, les conflits de toute nature cessent et fassent place au pardon, à la paix, à l’amour mutuel des peuples, des uns et des autres, dans l’attente du retour de notre Seigneur Jésus.

Comment vas-tu mon frère, ma sœur ? Es-tu prêt à marcher dans les pas du Seigneur ? Es-tu prêt à travailler pour Lui ?

Es-tu prêt à accepter et à recevoir le don de Dieu sans murmures ?

Es-tu prêt à le recevoir comme un don et non comme un dû ?

Es-tu prêt à reconnaître que celui qui est venu à la connaissance de la Bonne Nouvelle plus tard dans la vie, qui n’a pas eu le privilège de connaître Dieu depuis son enfance, a autant de valeur que toi aux yeux du maître ?

Jésus nous dit : « Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu’à toi » (14), c’est à dire,  mon Amour, ma Présence, mon Esprit…

  

Serge Warin