« Après
ces choses Jésus s'en alla de l'autre
côté de la mer
de Galilée, ... afin de le faire roi,
se retira encore sur la montagne, lui tout seul. »
Ce récit raconte l’histoire
d’une foule nourrie miraculeusement avec cinq pains et deux poissons. Jésus
veut nous enseigner que nous devons nous préoccuper du salut de l’esprit, mais
aussi des besoins corporels de ceux que nous rencontrons.
Le grand problème des disciples.
Jésus annonçait la bonne
nouvelle du Royaume de Dieu, chassant les démons et guérissant les malades. Il
y avait parmi eux des gens sans ressources ou mal dans leur peau, désespérément
en quête de réconfort ou de guérison. L’enseignement de Jésus leur apportait la
paix et la joie. Ils ont vu des démons chassés, des opprimés et des impotents
marcher. Pendant qu’ils écoutaient et recevaient l’enseignement de Jésus, ils
n’ont pas vu le temps passer. Un jour, alors que l’heure du repas du soir
approchait, Jésus s’interrompit et les disciples se trouvèrent confrontés à une
grande difficulté : ils avaient en effet devant eux plus de cinq milles
hommes affamés, sans compter les femmes et les enfants. Marc nous rapporte le
discours qu’ils tinrent à Jésus :
Marc 6 : 35-37
« Comme l’heure était déjà avancée, ses
disciples s’approchèrent de lui et dirent : ce lieu est désert et l’heure
est déjà avancée ; renvoie-les, afin qu’ils aillent dans les campagnes et
dans les villages des environs pour s’acheter de quoi manger.
Jésus leur répondit : donnez-leur
vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent : irons-nous acheter des pains
pour deux cents deniers et leur donnerons-nous à manger ? »
Jésus désire que nous lui
apportions nos difficultés pour recevoir sa solution et ses bénédictions en
abondance. Nous devons avoir aussi la ferme assurance que, lorsque nous venons
à lui, Jésus saura venir à bout de toutes nos difficultés.
La foi de Philippe et la foi d’André
Dans l’Evangile de Jean, chap. 6 : 1 à
14 ce récit est repris. Nous y trouvons deux types de foi : celle de
Philippe et celle d’André.
Pour tester Philippe, Jésus lui
demanda : où achèterions-nous des pains, pour que ces gens aient à
manger ! bien que Philippe ait expérimenté la puissance de Jésus et ses
miracles maintes fois, sa foi ne lui permet pas encore de « voir » le
miracle. Ainsi levant les yeux, il vit la foule, se mit à calculer et communiqua
ses réflexions à Jésus : « les pains qu’on aurait pour deux cents
deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu » Jean
6 : 7.
Philippe répondit à Jésus : je ne peux
pas les nourrir. Il ne voyait pas de solution pour nourrir la foule affamée.
André crut que le Seigneur
pouvait accomplir un miracle. Il désire mettre sa foi en action. Il se trouva
face à un petit garçon dont le panier contenait cinq pains et deux poissons.
Aussitôt, il les remit à Jésus avec ses mots : Seigneur, ce ne sera pas
suffisant, mais je sais que tu peux accomplir un grand miracle. Jésus accepta
ce qu’André lui présenta, rendit grâces et rompit le pain.
A cause de la semence de foi
d’André, le pain rompu se multiplia de telle manière que toute la multitude fut
rassasiée.
Et un autre miracle eut lieu
lorsque Jésus demanda à ses disciples de lui apporter les restes de la
multiplication des pains après le repas.
Une autre vérité : Jésus
nous demande de récolter soigneusement les restes, ce qui signifie que les
bénédictions reçues de Dieu ne doivent jamais être gaspillées. Nous devons les
administrer avec soin et les partager avec d’autres personnes dans le besoin.
Rien de ce que Dieu a fait pour nous ne devrait être gaspillé.
Jean-Robert Romain